Bilan Journée du 17/09/2018
  • 7 stagiaires belges + 3 accompagnateurs : Julien, Andrew, Axel, Amanda, Esmeralda, Rabha, Yvette + Frédéric, Sybille, Françoise.
  • 6 stagiaires français : Florian, Samantha, Nicolas, Aude, Fletcheur, Shanon
  • 2 intervenants : Valérie, Salima
 
Dans le cadre de l’action 1 du projet MobForJob – Interreg V, les membres de la Régie de quartier de Dinant et les stagiaires de l’E2C de Sedan se sont rencontrés pour une première journée inter-frontière en France le lundi 17 septembre 2018. Cette partie de l’action 1 consistait à travailler sur deux types de représentations. La représentation frontalière franco-belge en terme de mobilité physique mais aussi la représentation liée aux métiers de l’industrie pour le côté professionnel.
Destinée à sensibiliser les personnes en insertion à cette question mobilité, le bilan de cette journée en 3 temps est présenté ci-dessous.
 
1. Atelier Mobilité
 
Le Brise-glace
 
Consignes bien comprises. Cependant, certains participants ont des difficultés à replacer les mots (vocabulaire trop compliqué). Tous, se prêtent au jeu même les accompagnateurs.










L’Alphabet
 
 
Très bonne participation et entre-aide. Ce qui ressort de leur vision de la mobilité est surtout son côté physique (moyens de transport, itinéraire…). Cet exercice a été riche en discussions. Il a permis de donner un 1er niveau de définition de la mobilité.  

 Le Photo-Langage

                                                                          
 
Les participants piochent toujours les mêmes photos. Ils choisissent pour représenter la marche des personnes qui courent. Ils ne prennent donc pas le temps, selon moi, de regarder les photos à leur disposition.
Une participante choisit 2 photos pour montrer qu’elle marche principalement mais qu’elle souhaite obtenir son permis pour avoir plus de chances de décrocher un emploi mais aussi pour emmener ses enfants à l’école.
Cet exercice révèle les habitudes mobilité des participants : on trouve une large majorité de piétons, 2 cyclistes, 1 automobiliste, 3 ou 4 passages de permis en cours. Certains prennent occasionnellement le train, le bus et la voiture (en tant que passager). L’intermodalité ressort dans le discours de certains participants notamment du côté belge pour se rendre en formation.
Ces présentations orales à travers les photographies permettent d’analyser les systèmes de mobilité de chacun et de réfléchir aux potentielles évolutions. En effet, le jeu des questions/réponses entre animatrices et participants montre que beaucoup veulent passer leur permis de conduire. Ils font le lien entre mobilité et insertion professionnelle et considèrent qu’avoir son permis sur leur territoire est indispensable pour trouver un emploi dans leur domaine (peintre en bâtiment, services à la personne etc).
Les participants, dans leur large majorité se considèrent capables de s’adapter à divers moyens de locomotion et outils (train, GPS etc). La principale difficulté évoquée est celle de décrocher le permis de conduire (partie pratique).
 
La carte
Réflexion autour des possibilités de déplacement sur chaque territoire. Très bonne participation à l’écrit du groupe.
  
  1. Faire le point sur ce qui existe : chaque groupe a pris le temps de lister tout ce qui concernait la mobilité chez eux. Echanges en petit groupes. Brainstorming. Certains ont utilisé internet.
  2. Informer les autres de ce qui existe de chaque côté de la frontière : c’était vraiment l’occasion de connaître plus l’autre territoire. On a constaté les similitudes et les différences.
  3. Restitution par les autres de 5 infos.
 
Bilan en 2 post-its.
Traverser la frontière ça vous dit ?
Axel : oui, pour faire les courses.
Andrew : oui, pour les courses.
Julien : oui, pour les vacances.
Sybille : non, je suis habituée à la vie en Belgique
Yvette : oui, pour découvrir le pays
Françoise : oui, pour les courses, les médicaments, le vin, les vacances
Rabha : oui, courses et visites à ma sœur
Esmeralda : oui
Frédéric : oui, pour les courses, les loisirs (voie verte), les vacances
Amanda : oui pour visiter et faire les courses
 
Samantha : oui, pour le tabac, l’essence, les spécialités belges
Florian : oui, pour le tabac, l’essence et d’autres choses
Fletcheur : non sauf si c’est dans le cadre de mon sport
Nicolas : oui pour le tabac et l’essence
Aude : oui pour le tabac, l’essence et les glaces
Shanon : oui, pour le tabac et l’essence
 
 
Le passage de la frontière se fait déjà ponctuellement des deux côtés. Les Belges font leurs courses en France parce que certains produits sont moins chers : eau, fromage… Les Français sont aussi enclins à passer la frontière pour l’achat de tabac et d’essence. Mais il n’est pas question de plus. La frontière est très présente à l’esprit.
Ce qui a aussi été essentiel à relever est que le passage de la frontière n’est pas toujours aisé puisque la venue en France du groupe belge a connu quelques péripéties. La régie de quartier possède un véhicule en mauvais état, il n’était donc pas question de venir avec. Ils ont cherché ensemble des solutions et ont même pensé à prendre le train mais il aurait fallu plus de 3h pour parvenir à destination. C’est Valérie, finalement, qui a trouvé le bus comme solution.
Globalement, l’atelier s’est bien déroulé, il y a eu beaucoup de discussions, de moments d’échange très intéressants autour de la mobilité et ce même durant les pauses (mention de la qualité des routes françaises par exemple).
Ce genre d’ateliers est à renouveler. Ils libèrent la parole, sont dynamiques et permettent d’échanger.

2. La visite du CFAI ou l’odyssée de l’industrie
 
 
La visite interactive du CFAI organisée et menée par Madame CIKOWSKI Séverine avait pour but de découvrir les formations du secteur industriel. Les stagiaires ont pu visiter les locaux et voir le matériel utilisé par les apprentis. Ils ont été admiratifs et très intéressés par ces machines tournées vers les technologies de pointe.
 

Accueil : retours très positifs
Durée de la visite : parfois considérée comme trop longue par le public E2C qui a du mal à rester concentrer.
Sujets abordés : retours très positifs surtout concernant la robotique.
 
3. La visite de la Fonte Ardennaise FA4 : découvrir l’univers de la fonderie
Quiproquo au niveau du lieu de RDV. La visite s’est donc faite en 2 groupes. L’avantage est que le site est petit, les Belges ont pu rattraper facilement le retard.
Madame LIPKA Catherine et le Directeur de l’usine ont été très disponibles.
Les participants ont découvert l’univers très impressionnant de la fonderie, ses matériaux et les pièces produites. Pour la plupart d’entre eux, c’était un domaine inconnu sur lequel ils ont appris grâce à cette visite. Elle s’est clôturée par des questions/réponses sur les conditions de travail et les possibilités d’emploi. L’emploi transfrontalier a été abordé puisque le Directeur a déclaré que les candidats Belges étaient les bienvenus. Les diplômes, l’expérience n’entrent pas en considération dans son choix, c’est le courage qu’il privilégie. Mme Lipka a également rappelé l’importance de posséder le permis B et une voiture pour travailler sur leur site en raison des heures de travail.
 
Difficulté : public E2C dissipé, en retrait ; immature / Public belge très intéressé, très impliqué.
 
Conclusions
Même si le côté gestion a été compliqué dans la mesure où nous n’étions pas dans nos locaux, les contraintes horaires nous forçaient parfois à accélérer le mouvement.
La multiplicité des activités a été bénéfique et a permis de faire de cette journée, une journée bien remplie, riche en informations. Le bilan global de cette première journée est très positif.
Les ateliers ont favorisé :
  • Le développement de la connaissance de soi par les stagiaires dans leur rapport à la mobilité ;
  • Renforcer le lien entre mobilité et insertion socio-professionnelle ;
  • Intégrer la mobilité par un expérience vécue : « on ne parle pas de la mobilité, on la pratique » ;
  • L’ouverture vers l’autre, la compréhension et la perception de ce qui nous unit et nous différencie de part et d’autre de la frontière ;
Les visites d’entreprises ont permis :
  • De découvrir les métiers de la fonte et ses conditions d’accès : “Pas de diplôme mais du courage, de la flexibilité et de la fiabilité”. Ceci rassure les stagiaires peu qualifiés.
  • De découvrir le secteur de l’éco-construction, son intérêt et par là, la thématique de la durabilité et du respect de l’environnement
Constats :
  • Le besoin d’outiller et de développer l’axe transfrontalier :
    • La notion de frontière reste très fortement marquée,
    • Se projeter vers l’emploi dans l’autre pays n’est pas quelque chose d’acquis.
  •    Le permis de conduire B reste principalement un outil de déplacement pour l’emploi.